L’Union africaine convoque la première réunion en ligne du Conseil intérimaire de la PAQAA, marquant ainsi une nouvelle étape dans la gouvernance continentale de l’assurance qualité.

Le 19 février 2026, la Commission de l’Union africaine (AUC), par l’intermédiaire de son Département de l’éducation, des sciences, de la technologie et de l’innovation (ESTI), a convoqué la première réunion en ligne du Conseil intérimaire de l’Alliance panafricaine pour l’assurance qualité (PAQAA), marquant ainsi une étape décisive dans la consolidation institutionnelle de l’assurance qualité continentale dans l’enseignement supérieur.

Traduit avec DeepL.com (version gratuite)

La réunion a rassemblé des représentants de 18 États membres de l’UA (Algérie, Angola, Cap-Vert, Égypte, Guinée, Liberia, Malawi, Mauritanie, Maurice, Maroc, Mozambique, Namibie, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Seychelles, Afrique du Sud et Soudan du Sud) ainsi que des partenaires régionaux (IUCEA, SARUA et CAMES). Cette forte participation reflète l’appropriation politique croissante du PAQAA à travers le continent.

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Le PAQAA est un instrument central pour la mise en œuvre du Cadre panafricain d’assurance qualité et d’accréditation (PAQAF), adopté sous les auspices de l’Union africaine en 2016. Alors que les phases précédentes de l’initiative HAQAA se concentraient sur l’élaboration de normes continentales, le renforcement des capacités et la mise à l’essai de méthodologies d’assurance qualité (notamment les normes et lignes directrices africaines pour l’assurance qualité (ASG-QA) et les évaluations des agences), la création du Conseil provisoire marque le passage d’une phase de préparation technique à une phase de consolidation de la gouvernance.

Dans son allocution d’ouverture, la AUC a réaffirmé son rôle de chef de file dans la conduite du processus et a souligné que la PAQAA devait évoluer en tant que structure africaine et dirigée par des Africains, alignée sur les priorités plus larges de l’UA en matière d’éducation, de science, de technologie et d’innovation (ESTI).
Le Conseil intérimaire est conçu comme un organe de gouvernance transitoire chargé de fournir des orientations stratégiques, de garantir l’appropriation par les États membres et de superviser l’élaboration des principaux instruments institutionnels, y compris les statuts de la PAQAA.

HAQAA3: soutenir l’institutionnalisation

La réunion a également mis en évidence le rôle joué par HAQAA3 (une initiative financée par l’Union européenne et mise en œuvre en étroite collaboration avec la Commission de l’Union africaine) dans le soutien apporté à cette nouvelle phase.

Dans le cadre du programme HAQAA3, une assistance technique, un soutien financier et opérationnel sont fournis par l’intermédiaire de l’unité technique provisoire PAQAA, d’évaluations continues des agences par rapport à l’ASG-QA, d’une formation à l’assurance qualité externe (EQA) et d’une aide structurée au processus de mise en place d’une gouvernance. L’objectif est de veiller à ce que l’institutionnalisation de la PAQAA s’accompagne de procédures crédibles, de modalités de gouvernance transparentes et d’une capacité opérationnelle.

Une étape clé à venir sera la rédaction et l’adoption des statuts de la PAQAA. Une équipe de cinq conseillers techniques et politiques de la PAQAA, représentant différentes régions africaines, accompagnera le Conseil intérimaire au cours des prochains mois. Leur rôle consiste notamment à préparer des versions préliminaires des statuts et à faciliter des consultations structurées avec les membres du Conseil afin de garantir que la proposition finale reflète les perspectives régionales et l’appropriation collective.

Les progrès réalisés dans le processus de rédaction des statuts devraient être présentés lors de la première réunion en présentiel du Conseil intérimaire, qui devrait se tenir au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba en juin 2026.

La PAQAA contribue à l’intégration continentale

Si la PAQAA trouve ses racines dans l’assurance qualité dans l’enseignement supérieur, sa pertinence stratégique dépasse le cadre de ce secteur. En favorisant la confiance mutuelle dans les systèmes nationaux d’assurance qualité, en soutenant des normes comparables et en renforçant les pratiques de reconnaissance, la PAQAA contribue directement à développer la confiance mutuelle, à faciliter la mobilité académique, le développement des compétences et l’intégration sur le marché du travail au-delà des frontières. Ces éléments sont essentiels à la réalisation d’ambitions continentales plus larges, notamment la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), les stratégies pour l’emploi des jeunes et la transformation économique fondée sur la connaissance.

En ce sens, le PAQAA représente plus qu’une initiative technique: il s’inscrit dans une architecture plus large en faveur de l’intégration africaine, soutenant la mobilité, la coopération et la confiance entre les États membres.

Un engagement commun vers juin 2026

Au cours de la session d’échange, les membres du Conseil intérimaire ont discuté des priorités immédiates, des modalités de travail et de la feuille de route jusqu’au mois de juin. Un large consensus s’est dégagé sur l’importance de maintenir la dynamique, d’élargir la participation, de garantir des consultations inclusives et de présenter un projet de statuts solide dans les délais convenus.

La réunion du 19 février représente donc un moment fondateur : l’installation officielle d’une structure de gouvernance qui façonnera l’avenir de l’assurance qualité continentale en Afrique.

Grâce au leadership fort de la Commission de l’Union africaine, au soutien continu de l’initiative HAQAA3 financée par l’UE et à l’engagement actif des États membres et des partenaires régionaux, la PAQAA entre dans une nouvelle phase visant à garantir la viabilité institutionnelle à long terme et à renforcer la capacité collective de l’Afrique à diriger et à garantir la qualité, la crédibilité et l’intégration dans l’enseignement supérieur.

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